samedi 28 février 2009

Réconciliation.

J'ai passé un très bon après-midi. Le premier mot qui me vient à l'esprit pour le résumer est "harmonie".
C'est le niveau d'intimité que je souhaiterais atteindre dans toutes mes relations sociales, mais c'est peut-être un privilège exclusivement réservé à la famille.
Petite inquiétude malgré tout. On me coupe dans mon élan chaque fois que j'essaie d'intervenir dans une discussion sérieuse dont je suis pourtant l'instigatrice. C'est moi qui ouvre le débat en relatant des faits cinématographiques, littéraires, télévisuels ou autre. Mais mon opinion n'intéresse pas. J'ai peur d'être cantonnée au rôle de jukebox à actualités. Rien d'original ne peut provenir d'une telle personne; on l'aime parce qu'elle permet de se sentir vivant, vrai et sensible, elle est pratique car son savoir déshumanisé et mécanique ne mérite aucune reconnaissance et ne menace pas l'équilibre fragile d'êtres qui doutent d'eux-mêmes. Si c'est le cas tu parles d'une entente...
"Appelles-moi quand tu es arrivée, hein...oui mais surtout, appelles-moi, n'oublie pas""appelles, appelles"
On y tient à son douillet fétiche, hein.
J'ai bien conscience que ma paranoïa m'interdit d'être aimée. Mais la méfiance est tout ce que j'ai pour savoir si ce qu'on m'offre a de la valeur. J'ai peur de gâcher mon temps et mes sentiments pour des gens qui ne me respectent même pas. Parce que quand j'aime, je deviens complètement malléable.

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