dimanche 26 décembre 2010

Sale gueule

Je viens de voir une photo de ma soeur prise à l'arrache et je déprime; tout ce qu'elle fera dans sa vie, bon ou mauvais servira d'expériences constructives, tout ce que je ferai sera évident venant de moi si c'est de la merde et une béquille si c'est bien. C'est injuste, je comprends pourquoi mon père me parle mal, pourquoi c'est elle qu'il a choisie, je m'en fous d'être aimée mais différemment moi je veux ce rôle de fille, tu parles si ça m'intéresse d'être la brave fille qui travaille, et ma grosse mère qui s'accroche à moi putain mais merde...
Je ne reprendrai pas le contact c'est clair, je vais continuer à essayer de les oublier pour oublier à quel point je suis de la merde.

vendredi 24 décembre 2010

La mèr(d)e.

Allez c'est reparti, nouvel accroc avec ma mère, je ne sais pas laquelle me dégoûte le plus, elle ou moi, "gamine" avait dit un de mes profs, c'est à ça qu'il m'a résumée il y a 7 ans et je dis oui monsieur! tout à fait bravo, et je ne changerai jamais apparemment.
Et dire que s'ils discutaient avec elle les gens verraient qu'elle a un problème, un truc louche, mais ils souriraient doucement, mi amusés mi moqueurs, et continueraient à parler avec elle sans crainte, ben oui les autres y arrivent, il sont normaux de corps et d'esprit ils arrivent à passer au dessus de ce petit monticule dégoûtant, et c'est pas leur mère à eux aussi, mais telle mère telle fille sans doute quelle fatalité, je ne peux pas l'insulter sans m'insulter moi même, je dois ressembler à ces trentenaires bobos, mais oui ces mecs chouchous de leur maman qui les couvaient beaucoup et qui par leur amour en ont fait des gros cons arrogants et gueulards qui leur bouffent la main une fois les dégâts constatés comme si ça allait changer quelque chose.
Je la méprise profondément, c'est ça aussi qui me fait mal, j'étais presque bien là au téléphone, je répondais du bout des lèvres, je répondais avec un temps de retard comme pour m'éloigner de la conversation et voilà qu'elle me fout sa pitié dans la gueule "tu vas passer noël toute seule, hein, ben oui ooohh" "Tu n'as pas froid? il marche bien le chauffage? " " tu appelles si ça ne marche pas"(????mais oui donnes des conseils pour quelque chose que tu ne connais pas) et pour finir avec une petite voix "au revoir ".

Quand est-ce que je pourrai moi aussi la regarder avec mépris, ou mieux avec cet attendrissement que certains ont pour les créatures ratées de la nature, "eh bien ma petite comment ça va aujourd'hui?" et pouvoir l'approcher sans sentir l'horreur de reconnaître mes tares en elle, au contraire me sentir ravie de découvrir en me mettant à sa hauteur-oh mon dieu stupeur tant c'est inattendu!- que j'ai -c'est à peine croyable-un minuscule point commun avec elle. Ce qui est bien c'est qu'elle est tellement conne qu'elle s'apercevrait même pas de sa petitesse et que je pourrais aller et venir devant elle sans risquer une attaque.

lundi 20 décembre 2010

Ca part et ça revient..

Chaque fois que je trouve un élément qui déconne chez moi j'ai l'impression qu'il a fallu lutter comme une folle pour le trouver. Je croyais être douée pour l'introspection alors que tout ce que je fais c'est ruminer et me dévaloriser. Après m'être épouvantée et avoir ressenti une honte immense à cause du défaut que je me suis trouvée (le plus terrible actuellement c'est ma tendance au masochisme), je ressens du soulagement, comme après avoir expié puis je me dis qu'en plus on peut changer, que c'est un vice dans mon éducation qui m'a construite comme ça et que ça se travaille.
Problème j'ai la mémoire courte c'est à dire que 3/4 d'heure d'acharnement à s'introspecter, à relier les faits de tous les jours aux mécanismes de la pensée etc aboutissent à 3 minutes de prise de conscience puis à 1 heure environ d'autoflagellation puis gloup le truc est avalé, je suis toute gaie parce que je crois avoir pêché dans mon inconscient ou subconscient ou je ne sais trop quoi un truc incroyable que je vais travailler pour changer ma vie et puis en fait je ne fais que rêver de la changer...et trois mois plus tard après de nouvelles mésaventures pas drôles du tout dans le quotidien je repêche le même poisson, toujours là bien vivant en forme et qui n'a pas bougé, juste que je le vois de mieux en mieux mais qui parvient toujours à s'échapper.
Aller voir un psy est ce qu'il y a de plus évident pour ce genre de chose, évidemment il est un peu idiot de penser qu'on peut faire sa propre thérapie voire même de croire qu'on a pêché les bons éléments mais je suis trop perdue pour parvenir à exposer mes problèmes, je suis un bloc d'angoisses de peurs et de pensées amalgamés, impossible d'en découper un morceau pour le travailler, il me faudrait une personne très intuitive pour me comprendre mais je hais qu'on me devine, ce qui me pose bien du souci tous les jours vu mon handicap étant donné que je suis pire qu'un livre ouvert, donc pas de thérapie non personnelle.
La conclusion qui revient à chaque fois est que je me hais comme ça on ne pourra pas dire que j'ai adhéré béatement à ce que je suis, ce qui serait une honte, je souffre d'être moi voilà, j'y peux pas grand chose qu'on retienne que j'aimerais me vomir, moi aussi j'ai honte mais que voulez-vous.

mercredi 8 décembre 2010

Il fallait bien en passer par là...

Reprise de contact avec ma mère après des mois d'évitement, ça n'a pas été volontaire, on s'en serait douté lol, mais bel et bien accidentel.
Comme ça m'est déjà arrivé plusieurs fois, je suis épatée, s'il est possible d'utiliser ce terme dans des circonstances négatives, de sa faculté d'adaptation. Ca faisait donc presque un an que je n'avais plus eu le moindre rapprochement avec elle, des mois au cours desquels m'est passée dessus une grosse dépression, même si j'ai honte d'utiliser ce terme pour mon cas, c'est trop pompeux évidemment, une période qui a déboulonné tout mon être aussi bien physiquement que mentalement et à la fin de laquelle j'ai essayé de me raccommoder en épurant les vices de forme, une période de temps où j'ai rencontré toutes sortes de personnalités extraordinaires, dans le bon sens comme dans le mauvais et ben non ça ne suffit pas, elle m'a semble t-il rattrapée de l'intérieure, mais c'était prévisible vu que pendant mon périple existentiel (oui même moi c'est dingue) mon rabâchage mental m'a appris qu'on ne peut pas changer, qu'on est en qque sorte prisonniers de ses viscères mentales, qu'on devient fou à vouloir trop les étudier pour les démonter et les remonter comme on voudrait. Pourtant j'aurais voulu être si différente de ce qu'elle a connu qu'elle n'aurait eu d'autre choix que de s'effacer pour me laisser vivre ma vie.
Le seul moyen de se débarrasser d'un être pollueur, fut-il sa mère, est-il d'être le plus fort et de le menacer de sa force? c'est tragique, je ne crois pas être plus intelligente que cette conne.
Ca me fait penser aux êtres microscopiques à qui on ne prête pas la moindre intelligence et qui s'adaptent incroyablement, on en devient modeste, on est fasciné par eux alors qu'on les prenait pour quantité négligeable, on n'y pensait pas d'ailleurs.
Je n'étais pas préparée à ce coup de fil, je m'y attendais certes, c'est la période propice vu les événements actuels au sein de notre famille mais je n'ai pas réfléchi à l'attitude que j'aurai du prendre, parce que je me sens coupable sûrement, on dit "affronter vos nuisibles" mais à force de les cotoyer ces nuisibles, on l'est devenu un peu soi même et oses reprocher à paul d'être pourri alors que tu l'es toi aussi.
Donc je ne sais pas si je dois regretter ma réaction, j'ai été prise de cours, je sais que ce type de surprise provoque une poussée d'adrénaline qui rend convaincante l'improvisation m'enfin là c'était particulier.
Je lui répondais-parce qu'elle a eu la gentillesse de mener la conversation, attention elle ne vous laisse pas dans l'embarras du silence en principe incontournable d'une conversation redoutée par une partie, arrachée par l'autre partie et qu'une perte de vue de un an rend obligatoire, ouais tu parles - je lui répondais donc comme si j'étais dans une autre dimension, comme si j'avais été si imprégnée d'une autre culture que les codes de mon interlocuteur me paraissaient étonnants, abrupts, voire un peu déplacés. J'ai été sèche, je voulais avoir l'air d'une grande bourgeoise qui décourage par son maintien naturel et son éducation involontairement impressionnante le manant avide et jaloux de vouloir la posséder, l'approcher même. Comment se fait-il que nous nous trouvions côte à côte? ce doit être une erreur, ne pensez-vous pas?.
La salope-désolée- elle a repris mes tics, genre ben quoi moi aussi je peux et puis quoi on dirait que tu me reproches de vouloir te mettre le grappin dessus jusqu'à ma mort (notion qui doit être toute nouvelle pour elle) voire même au delà (notion aussitôt annulée bingo!!)? hi hi hi t'as vu comment je fais les choses de façon tellement visible qu'on oserait même pas soulever le couvercle trop drôle hein? hi hi hi bah quoi rigoleuh.
Vas répondre à ça, vas le prouver, je doute moi même de ça, et je me dis même et ben quoi si c'est vrai, est-ce que c'est si grave? mais si c'est pas grave pourquoi ça me bouffe la vie comme ça? je suis presque à l'agonie...
j'avais une autre solution, déjà expérimentée mais gâchée par ma culpabilité donc je me serais ptetre fait griller, c'est de jouer la comédie de ce qu'elle attendait, acquiescer à tout ce qu'elle dit, exagérer même mes réactions enthousiastes et autre pour qu'elle ne cherche pas à s'infiltrer plus et mieux, et que je me dise après avoir raccroché "ouf la corvée est finie, allez..." et je passe à autre chose.
Bon disons que de toute manière je vais facilement l'oublier là, parce que d'une certaine façon j'ai montré ce que je voulais avec ma façon de parler - de la distance - tout en ne montrant aucune émotivité pour ne pas laisser de prise.
Mais quelle pute quand même, je le répète, elle affine bien sa technique - enfin façon de parler, je crois que de laisser faire son instinct est plus efficace dans ce cas que de purement réfléchir ce qui entre parenthèse confirme son innocence apparente vu que, c'est bien vrai, elle ne planifie rien, elle devine, elle flaire, elle anticipe et il ne faut pas oublier que je suis sa fille - alors que les événements sont de plus en plus tortueux, vraiment elle est acharnée dans sa volonté de me garder. Oui voilà un langage de paranoïaque, je n'arriverai jamais à expliquer limpidement ce qui se passe, il faut sentir la mise en connivence, les messages passant par la voix, toute sa personne dégueulasse pour comprendre.
Et au fond elle ne veut pas me faire de mal la pauvre, elle veut juste ne pas être seule, quoique je pense que mes tentatives abracadabrantes pour fuir l'ont motivée à ne plus éprouver de scrupules et que l'horizon de la fin de sa vie lui fait penser "t'as plus rien à perdre ma vieille", parce que bien sûr jamais, au grand jamais elle n'ira mettre le nez dehors pour trouver des potes, s'adonner à des activités autres que solitaires, bref mener une vie d'être humain normal, non il lui faut du facile, du dû aussi, ben quoi ce truc il sort de moi alors quoi il est à moi et puis quoi encore je n'ai eu le droit à rien dans ma vie vous n'allez pas m'enlever ça, donc voilà je crois qu'elle s'efface de toute façon, j'écris sur elle, je pense à elle là mais je n'ai rien au coeur ni douleur ni pitié, je m'en fous un peu, j'espère que mon texte n'est pas trop moche c'est tout qu'on ne m'en tiendra pas rigueur si on pense que je mens, moi aussi je suis malade, et j'essaie de m'en sortir, avec le doute d'être folle.




Le contenu de la conversation portait sur la naissance de l'enfant de ma soeur. Qui a suscité une émotion démentielle du côté maternelle apparemment, puisque la préoccupation majeure a été la nature du prénom à donner au bébé; une façon sans doute ludique et douce de se foutre de la gueule du monde: "que l'enfant soit bien nommé au moins!" alors qu'à 600KM de là ma soeur accouche avec tous les risques et douleurs que cela comporte, la voix acariâtre de ma grand-mère surplombait le reste pour donner le la j'imagine bien la scène;
bon c'est vrai toutes les familles de campagnards sont pleutres, sectaires et rustres, j'ai pas à me plaindre plus qu'une autre.
Donc ma mère n'a montré aucun signe de surprise quant à l'affichage de mon indifférence, je n'ai rien exprimé, pas posé de questions, s'est-elle rangée de mon côté pour m'empêcher de prendre la fuite suite aux reproches qu'elle aurait pu me faire, s'est-elle solidarisée pour constituer avec moi le front des veuves noires très méchantes unies envers et contre tout jusqu'à la fin des temps, l'a t-elle fait par compassion en présupposant de mon incapacité à ressentir ou exprimer des émotions, je ne sais pas trop, ça ferait pourtant toute la différence.
Elle a pensé me séduire, en revanche ça j'en suis sure, en médisant sur la belle famille, la famille adverse je dirais en repensant à ses paroles " tu sais comment sont les autres là" (comment sont-ils?!! je ne les connais pas, jamais vu et elle non plus!), pensant trouver dans mon intolérance légendaire une manne pour se faire bien voir, un socle commun. Quelle leçon de vie, quelle merveilleux partage intergénérationnel, j'en suis presque émue, mais quand même bizarrement émue. Je me suis même demandée s'il ne fallait pas que je crie mon soutien à ma soeur et son copain et le gosse quant à faire pour mettre le holà si les choses n'étaient pas claires.
En tout cas elle m'exhorte d'aller à la maternité rendre visite à ma soeur, si l'on sent une contradiction dans tout ce qui vient d'être exposé je n'en suis pas responsable.
Et ma soeur qu'en pense t-elle?
eh ben j'ai du mal à me le représenter. Y pense t-elle déjà? (ou je pense pour deux? :/)
Elle a toujours été révolutionnaire dans sa façon de vivre sa vie, oui elle vit comme ça, sans réfléchir, elle vit quoi. Nous on a longtemps été effondrés, on l'a traitée de conne de pute, tout ce qu'on veut et elle a jamais cédé, ça ne l'a même pas choquée. Y'a un truc là dessous c'est pas possible. Je crois qu'elle aime notre haine, c'est pour elle une mesure du degré de sa liberté. Et je crois que grâce à nous elle a appris à s'en foutre, à ne pas dépendre du bon vouloir d'autres personnes surtout celles qui comptent, à ne pas se torturer pour plaire à quelqu'un, ça c'est formateur pour toute une vie question indépendance et autonomie n'empêche. Ou alors elle aime nous voir baigner et pourrir dans notre merde, ça fait reluire tous les petits plaisirs de sa vie peut-être. Ou encore grâce à nous elle a appris ce qu'il ne fallait pas faire, elle a pris le contre pied, voire elle a juste repéré le truc et elle a tout simplement pas mis le doigt dedans. Ou c'est une revanche sur l'amour qu'on se porte tous ma mère mon père et moi, mais surtout ma mère et moi un poison dont elle est privée, "ah oui c'est comme ça? ben je vais voir ailleurs alors et vous allez voir ce sera mieux!!".
C'est aussi préoccupant parce que si elle s'en est sortie pourquoi pas moi? sortie de quoi, peut-être que c'est uniquement moi le problème etc.
 
Annuaire Blog visiter l'annuaire blog gratuit Annuaire des Blogs - inscrivez votre Blog !