Je sais que les gens s'en foutent des problèmes des autres. Ils peuvent voir quelqu'un pleurer de désespoir devant eux, ils réagiront par l'agacement et la plainte. "Allez!! pff". Comme mon problème est abyssal, qu'il demande l'attention de l'univers tout entier pour se calmer un peu, et encore sans garantie de succès à la fin, j'ai préféré le nier. Je fais un déni volontaire afin de ne pas souffrir le martyre en voyant les autres faire éclater leur joie en toute arrogance et désinvolture en face de moi. Et le pire c'est quand ils deviennent des petits anges en voyant quelqu'un qui entre dans leurs codes, quelqu'un qui leur plait pleurer. Il faut bien vendre pour avoir ne serait-ce que du respect pour sa douleur, sinon au mieux on récolte de l'agressivité, au pire ça peut aller très loin question exploitation de sa personne.
J'espère au moins que ça va marcher, que j'arriverai au stade où je ne me sentirai plus comme en état de stress post traumatique, au stade où je serai juste apaisée, une fois dans ma vie.
mardi 27 mars 2012
Un morceau de ma vie...
Je me demande si ma soeur n'est pas la plus chanceuse finalement d'avoir été rejetée par ma mère, bien sûr les remarques et la sécheresse de ma mère n'étaient pas faciles à supporter mais comparé au fait d'être prise au piège d'un chantage, à la vie à la mort, aimes moi pour toujours et n'aimes que moi sinon je meurs une fois pour toute, moi j'aurais voulu choisir...mon père referme le piège en ne s'intéressant pas à moi, ou seulement superficiellement, hypocritement en me faisant des compliments de temps en temps afin que je ne me pose pas de question sur son indifférence au quotidien. C'est seulement quand il voit quelque chose de bizarre se passer du côté de ma mère qu'il commence à sérieusement me prendre en compte, quand elle commence à geindre plus que d'habitude ou plutôt que son humeur désagréable est subitement remplacée par des plaintes enfantines, mêlées de colère et de trépignements, là il panique, il me cherche, il me supplie de retourner avec elle. Pour avoir la paix? pourquoi fait-il ça je ne sais pas exactement, il a peut-être pitié, ou alors c'est pour ne pas perturber l'équilibre familial, ma mère et moi, ma mère et mon père, mon père et ma soeur.
Est-ce une vie de ne pas avoir eu droit à sa propre personnalité? de voir la liberté comme quelque chose de mortel, parce que si je m'éloigne d'elle je suis comme un pantin sans personne qui tire les ficelles, un corps sans âme. Et je ne peux faire confiance à personne, j'ai tellement peur d'être rejetée si je déçois que je préfère fuir la relation... fut un temps je me vengeais par avance de la séparation que j'anticipais, l'autre en prenait plein la poire.
Tout ça pour quoi au final? rien, je n'ai pas eu le parcours scolaire et professionnel escompté, je ne suscite d'admiration chez personne, je me suis enlaidie à cause de la souffrance et pour échapper à ma mère, tout le monde peut constater l'inutilité de tout ça...
Maintenant elle me voit comme une espèce de bouddha à vénérer, du fait de mon isolement, de mon rejet de la vie sociale et professionnelle, elle pense que c'est très honorable et une preuve de ma grande sensibilité et perfection...d'ailleurs elle évolue suivant le cours de ce que je fais et deviens, comme je suis devenue plus gentille et vulnérable, elle est devenue (en apparence) plus maternelle et psychologue...elle se construit suivant ma courbe d'évolution..c'est du vol selon moi..elle n'a jamais été un repère, un allié dans mon enfance, au contraire, son seul rêve était de s'écrouler en moi, et voilà que maintenant je l'aide à devenir meilleure, ou passer pour quelqu'un de bien aux yeux des autres...incroyable...
Dans sa totale admiration, elle n'oublie pas de pester de temps en temps "tu devrais trouver un boulot quand même", elle veut le beurre et l'argent du beurre, je dois être inatteignable pour les autres, ne rien construire en dehors d'elle mais faire en sorte qu'elle n'ait pas à s'inquiéter de mon quotidien et à s'occuper de mes finances...on dira que c'est moi la profiteuse, l'incapable, que je joue sur le moindre problème pour me plaindre et faire la feignante. Au final je ne sais plus qui profite de qui. J'ai peut-être inversé la tendance depuis le temps, volontairement d'une part, ils exploitent ma faiblesse à m'intégrer, je leur renvoie l'ascenseur, il n'y a pas de raison, surtout du fait que je n'ai pas le choix vu l'accueil que me réservent les employeurs, en fait avant je culpabilisais énormément de leur soutien financier, maintenant je m'en fous royalement, ils aiment tellement jouer les bonnes poires victimisées, ils espèrent sans doute un rendement monumental en terme de dépendance.
Je ne sais pas combien de temps ça va durer. J'aimerais trouver des balises sur mon chemin pour avancer, il n'y a rien ou alors c'est trop confus. Quand la nature s'y met, en plus du familial, de la psycho et du social je ne sais pas s'il y a quelque chose à faire.
Est-ce une vie de ne pas avoir eu droit à sa propre personnalité? de voir la liberté comme quelque chose de mortel, parce que si je m'éloigne d'elle je suis comme un pantin sans personne qui tire les ficelles, un corps sans âme. Et je ne peux faire confiance à personne, j'ai tellement peur d'être rejetée si je déçois que je préfère fuir la relation... fut un temps je me vengeais par avance de la séparation que j'anticipais, l'autre en prenait plein la poire.
Tout ça pour quoi au final? rien, je n'ai pas eu le parcours scolaire et professionnel escompté, je ne suscite d'admiration chez personne, je me suis enlaidie à cause de la souffrance et pour échapper à ma mère, tout le monde peut constater l'inutilité de tout ça...
Maintenant elle me voit comme une espèce de bouddha à vénérer, du fait de mon isolement, de mon rejet de la vie sociale et professionnelle, elle pense que c'est très honorable et une preuve de ma grande sensibilité et perfection...d'ailleurs elle évolue suivant le cours de ce que je fais et deviens, comme je suis devenue plus gentille et vulnérable, elle est devenue (en apparence) plus maternelle et psychologue...elle se construit suivant ma courbe d'évolution..c'est du vol selon moi..elle n'a jamais été un repère, un allié dans mon enfance, au contraire, son seul rêve était de s'écrouler en moi, et voilà que maintenant je l'aide à devenir meilleure, ou passer pour quelqu'un de bien aux yeux des autres...incroyable...
Dans sa totale admiration, elle n'oublie pas de pester de temps en temps "tu devrais trouver un boulot quand même", elle veut le beurre et l'argent du beurre, je dois être inatteignable pour les autres, ne rien construire en dehors d'elle mais faire en sorte qu'elle n'ait pas à s'inquiéter de mon quotidien et à s'occuper de mes finances...on dira que c'est moi la profiteuse, l'incapable, que je joue sur le moindre problème pour me plaindre et faire la feignante. Au final je ne sais plus qui profite de qui. J'ai peut-être inversé la tendance depuis le temps, volontairement d'une part, ils exploitent ma faiblesse à m'intégrer, je leur renvoie l'ascenseur, il n'y a pas de raison, surtout du fait que je n'ai pas le choix vu l'accueil que me réservent les employeurs, en fait avant je culpabilisais énormément de leur soutien financier, maintenant je m'en fous royalement, ils aiment tellement jouer les bonnes poires victimisées, ils espèrent sans doute un rendement monumental en terme de dépendance.
Je ne sais pas combien de temps ça va durer. J'aimerais trouver des balises sur mon chemin pour avancer, il n'y a rien ou alors c'est trop confus. Quand la nature s'y met, en plus du familial, de la psycho et du social je ne sais pas s'il y a quelque chose à faire.
mercredi 21 mars 2012
Mes mails...
Si quelqu'un lisait les mails que j'écris à mes parents, je passerais pour un monstre à ses yeux. Je n'arrive pas à me défendre en montrant en quoi l'autre est un agresseur, en rappelant tout ce qu'il m'a fait, je ne peux que manifester ma rage dans mes messages, alors c'est moi qui passe pour une furie. Et comme il y a prescription dans les faits que je leur reproche, parce que maintenant je suis une adulte, une grande fille qui devrait être capable de se débrouiller et d'oublier le passé pour aller de l'avant, ça me discrédite encore plus, voire même ça me fait vraiment passer pour une geignarde hystérique qui ne veut pas bouger ses fesses. La prescription elle est pourtant seulement chronologique, au fond, psychologiquement je suis encore très marquée et ce n'est pas fait pour s'effacer de toute façon.
J'aimerais pouvoir changer ma situation, évoluer, pour me prouver et prouver autour de moi, pour peu que ça intéresse quelqu'un, que je ne cherche pas à faire la guerre, à désigner un coupable et à me plaindre pour me complaire dans la facilité, mais comme je n'ai pas les moyens de m'intégrer et de faire ma vie dans la société, et ben ça a l'air de ça...
je vais devenir encore plus coupable qu'eux en apparence, avec mes messages hideux en réponse à leurs gentils mots de parents inquiets et délaissés, bientôt on dira que je suis psychotique et que je fous vraiment la merde...personne n'ira voir plus loin, et même, j'aurai tellement rattrapé voire dépassé leur niveau de violence, tellement je me sens impuissante et frustrée de ne pas me faire comprendre, que même si on avait vent de toute l'histoire, on ne chercherait plus à me comprendre et à m'apaiser, juste à me juger et me sanctionner.
J'aimerais pouvoir changer ma situation, évoluer, pour me prouver et prouver autour de moi, pour peu que ça intéresse quelqu'un, que je ne cherche pas à faire la guerre, à désigner un coupable et à me plaindre pour me complaire dans la facilité, mais comme je n'ai pas les moyens de m'intégrer et de faire ma vie dans la société, et ben ça a l'air de ça...
je vais devenir encore plus coupable qu'eux en apparence, avec mes messages hideux en réponse à leurs gentils mots de parents inquiets et délaissés, bientôt on dira que je suis psychotique et que je fous vraiment la merde...personne n'ira voir plus loin, et même, j'aurai tellement rattrapé voire dépassé leur niveau de violence, tellement je me sens impuissante et frustrée de ne pas me faire comprendre, que même si on avait vent de toute l'histoire, on ne chercherait plus à me comprendre et à m'apaiser, juste à me juger et me sanctionner.
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