samedi 25 juin 2011

Les autres.

Depuis quelques temps je me fous tous mes échecs relationnels sur le dos. C'est vrai j'ai un égo démesuré, enfin j'avais, en fait j'ai toujours, sûrement, de façon inconsciente, parce que ça se passe toujours aussi mal avec les autres malgré mes efforts. Et avant j'étais gourde, je n'avais pas non plus la panoplie du petit être social-les vêtements à la mode, les goûts musicaux dans le vent etc. Il vaut mieux penser cela, ça me laisse une porte ouverte sur l'avenir, je me dis que je contrôle quelque chose, que ça peut changer.
En fait non, je suis un être inférieur et les connards d'humains n'aiment pas les êtres inférieurs, mais eux au moins ils sont normaux alors respect.

jeudi 23 juin 2011

J'aurais voulu être un connard...

Existe t-il un homme qui culpabiliserait pour tout ce que je lui inflige et que j'inflige? qui irait me chercher partout où je m'enfoncerais par amour pour moi? qui aurait toujours le mot pour me défendre quand tout le monde se retournerait contre moi, à cause de tout ce que j'ai infligé?

c'est difficile d'être un monstre femme, aucun homme (ou femme d'ailleurs!) pour obliger les autres à me voir comme un être souffrant. Alors que, combien de femmes nous obligent à regarder leur mari violent avec compassion?
Voilà je vais être obligée d'être gentille, pas le choix, et ça ne servira à rien socialement et sentimentalement, parce que c'est la moindre des choses, il faut être belle pour avoir quelque chose un point c'est tout.
Si je me change en être gentil, tout juste dira t-on "bah sa souffrance était donc légère". Comme j'envie ces connards dont la violence est respectée..ils ne savent pas la chance qu'ils ont, dans leur ôôô grande souffrance.

mercredi 22 juin 2011

La violence comme fabricant de stars.

C'est un système qui peut marcher vu qu'il y a des survivants, des survivants qui ont gardé leur gaité, qui en connaissent le prix, qui ont surmonté toutes les épreuves, et qui grâce à leur parcours qui leur a permis de développer plein de qualités, se font adulés, sont devenus des stars.
Moi je me suis fait écraser, je suis anéantie. C'est douloureux de voir ces survivants plein de sel et portés aux nues, et culpabilisant-je ne leur souhaite pas de mal- mais je me dis pourquoi eux? pourquoi pas moi?
bien sûr ils ont des séquelles; elles les rendent encore plus touchants. En gros ce système ultraviolent fabrique des stars, dont personne ne se plaint, plutôt que tout le monde adule. Ah...donc c'est moi qui n'ait pas su, pas pu...en fait il fallait que je sois une victime exemplaire c'est tout, voilà la clé du système, résister être à la hauteur des attaques. Moi je me suis plainte et je me suis écrasée, voilà c'est de ma faute, il fallait savoir qu'il fallait résister et trouver des astuces pour sortir de ce labyrinthe, j'avais qu'à être plus intelligente.

Par contre il ne faut pas critiquer ce système, parce que ça remet en cause le mérite de ces stars...qui ne méritent pas après un tel acharnement du système qu'on affaiblisse leur aura. Ne pas critiquer le socle de leur fondation, ça ne se fait pas..
Voilà la place que j'aurais du tenir, garder: celle qui raconte, qui commente, dans l'ombre, je n'avais qu'à rester dans l'ombre et tout se serait bien passé. C'était sans compter mon orgueil, ma bêtise, j'ai voulu m'imposer comme future star, future survivante.
J'ai repris ma place (?), je décris, je raconte, en silence pour ne pas déranger les stars, pour ne pas tirer la couverture à moi qui me nourris (mais j'ai pas le choix! moi je n'ai pas d'existence!) de leurs exploits, sinon on me verra comme une voleuse, une ogresse impotente et déloyale.
 
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